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Site Internet LA CLAU Le 05 Avril 2008

Un clip diffamatoire sur le maire de Perpignan

"Et on fait tomber les chaussettes", chanson du groupe d'humoristes catalans "Trio de choc", est un clin d'œil aux élections perpignanaises pour dénoncer le prétendu système mis en place par le maire, Jean-Paul Alduy. Mis en ligne sur Internet le 28 mars 2008, ce titre fort amusant fait référence aux bulletins cachés dans les chaussettes de Georges Garcia, le président du bureau de vote n°4 de la ville, mis en examen le 18 mars… Mais on y entend aussi les mots "écrans plasma" et "scooters vespa" en allusion aux cadeaux prétendument offerts aux administrés malléables en échange de suffrages préférentiels : ce clip expose publiquement des rumeurs clientélistes persistantes. Dans ce contexte, une chanson accusatrice est-elle répréhensible ? Internet fait-il partie du réel ? S'il est certain que le réseau palie les oublis des médias classiques, lorsqu'il montre un président Sarkozy légèrement ivre au sommet du G8 en juin 2007, peut-on tout faire sur la toile ? La limite est un enjeu, à l'instar de la Chine, première communauté d'internautes avec 228,5 millions d'adeptes, où Internet constitue un poumon démocratique. Les autorités du pays, en censurant les sites Youtube ou Google, zappent des consciences les vidéos de manifestations de moines tibétains réprimés par la police. Avec quelques fuites de système, Internet peut être le point de départ d'une révolution chinoise, pendant que Perpignan se demande encore si tout cela est vraiment sérieux.


http://blogs.la-clau.net/roger-daniel-suarez/blog/amb-internet-llibertat-a-xina-i-difamacio-a-perpinya-209




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